Fabrique des croyances et de l'ignorance dans un décor numérique

Agnotologie : comment la “science” fabrique croyances et ignorance

Entre incompétence et manigances…

L’agnotologie est une science nouvelle qui étudie comment le détournement des techniques scientifiques peut produire une ignorance… stratégique pour asservir le vivant.

La science des industriels

Quand le bisphénol A produit un bénéfice de 2.4 millions de dollars par heure, les industriels ont tout intérêt et tous les moyens[1] pour utiliser certains scientifiques à leur profit. Attitudes malveillantes et corrompues, involontaires ou de bonne foi, certains scientifiques jouent le jeu des industriels pour faussement rassurer le consommateur sur l’innocuité de leur produit.

Le reportage d’Arte “La fabrique de l’ignorance” illustre ces méthodes des industriels pour se soustraire à leur responsabilité de pollueurs et d’empoisonneurs.

Ce reportage présente deux facettes particulièrement pertinentes et déconcertantes :

  • Une première partie avec les exemples concrets des pesticides tueurs d’Abeille, du tabac, du DDT, de l’amiante ou encore des perturbateurs endocriniens ;
  • Une seconde avec les exemples plus récents des crises climatique et sanitaire.

Semer le doute

La première partie explique comment les industriels pervertissent la démarche scientifique en la retournant à leur avantage : introduire le doute dans l’esprit des foules est l’objectif.

Cette technique de manipulation classique est d’autant plus pernicieuse qu’elle s’appuie sur une caution scientifique et une légitimité de la démarche scientifique.

Multiples causes, reproductibilité

Si le doute fait partie intégrante de la démarche scientifique, la “vraie” science s’appuie aussi sur l’aspect reproductible de toute expérience. Ce qui est très délicat dans le domaine des sciences du vivant car la maitrise de l’ensemble des paramètres est presque impossible. Ce sur quoi jouent les industriels.

En matière de santé, une difficulté scientifique peut s’ajouter : il n’y a plus de population suffisamment saine pour servir de groupe témoin dans les études. Tout le monde est désormais porteur d’une quantité plus ou moins importante de perturbateurs endocriniens du fait de la pollution de notre alimentation, de l’eau et de l’air.

Et si le reportage distingue la science établiela loi de la gravité par exemple – et la science en marchequi n’est pas figée car les découvertes et la connaissance progressent sans cesse, il oublie de rappeler les règles essentielles de toute démarche scientifique, notamment pour les sciences du vivant.

Référentiel & protocole

Une science s’inscrit en effet dans un cadre ou référentiel qui est souvent limité. L’aspect multifactoriel causal est complexe à prendre en compte. L’humain est-il omniscient pour aborder tous les facteurs d’un univers qui dépasse largement le cadre de ses connaissances et de ses capacités mentales ?

Lorsque je pose une équation, en ai-je bien défini tous les paramètres ? N’en ai-je oublié aucun ?

Un des professeurs interviewés rappelle qu’en science, tout protocole peut être défini pour parvenir aux fins du commanditaire de l’étude. Ainsi orientée dès le départ, l’étude est de ce fait, biaisée.

Une remise en cause délicate

Le reportage insiste sur la difficulté de remise en cause des scientifiques. Jusqu’en 1997, l’une des certitudes en toxicologie était que la dose fait le poison. Pour qu’une substance se révèle dangereuse, elle doit être présente en grande quantité. Ce postulat s’est avéré faux dans certains cas.
Le bisphénol A et plus généralement les perturbateurs endocriniens, sont d’autant plus dangereux qu’ils sont présents en infime quantité dans l’organisme.

Une remise en cause délicate donc, pour les scientifiques comme pour tout public.

Des biais cognitifs

Des biais cognitifs expliquent notre difficulté de remise en cause malgré l’évidence des faits. Parmi les différents biais cognitifs cités – statu quo, optimisme, autorité, disponibilité, négativité, omission, confirmation, projection, l’idéologie est mise en avant.

L’idéologie s’oppose souvent à l’observation des faits. Sur la base de conditionnements, croyances et ignorance, le mental produit des idées. Elle survient par réaction émotionnelle et par construction purement mentale[2]. L’idée, les préjugés et la capacité d’observer puis de raisonner dépend donc de l’état psychique de tout un chacun.

Une démonstration en live

Alors que toute la première partie du reportage est pertinente, la conclusion est surprenante : les auteurs sont tombés dans le piège de ce qu’ils dénoncent dans la première partie ! Incroyable !?

En abordant d’une façon dogmatique et irrationnelle les deux sujets artificiels mais essentiels des crises climatique et sanitaire, ils ont occulté le B.A.ba de la démarche scientifique. Sans aucune vérification, ils ont repris comme des perroquets les dérives de la désinformation scientifique dénoncée en première partie[3].

Consensus scientifique

Pour la crise climatique, les interviews répétitifs martèlent un soi-disant consensus scientifique, notion trompeuse qui n’existe pas dans les “sciences en marche”. En particulier pour la climatologie[4] dont l’observation est extrêmement limitée et partielle. Peut-on même considérer que les climatologues aient pris en compte au moins la moitié des paramètres de l’équation ?

De même pour la crise sanitaire et la politique vaccinale, des affirmations couramment admises – qui en l’absence de preuves restent des croyances, sont formulées sous couvert de science, illustrant parfaitement cette fabrique de l’ignorance.

Je ne crois pas au consensus. Parce que les consensus explosent toujours avec le temps. En particulier en sciences, si vous réunissez 10 personnes qui pensent la même chose c’est que ce ne sont pas des scientifiques !
– Professeur Didier Raoult, interviewé par Laurent Ruquier le 10 novembre 2020[5]

Définir le référentiel et les paramètres

Une démarche scientifique rigoureuse commence par définir les sujets. Qu’est-ce qu’un climatosceptique lorsque la notion de crise climatique n’est pas définie ?
Si la définition est : “Réchauffement climatique majoritairement lié au CO2 humain en tant que gaz à effet de serre”, alors aucun vrai scientifique ne peut valider cette définition grotesque pour plusieurs raisons[6].
Le CO2 n’est d’ailleurs pas un polluant comme les pesticides, les médicaments, les perturbateurs endocriniens, les chemtrails avec leurs métaux lourds ou autres additifs alimentaires.
Peut-on cautionner la déforestation pour lutter contre le CO2 avec une énergie biomasse qui serait écologique ? L’électricité charbon ou nucléaire est-elle écologique ?

Les dogmes du climat ou du virus comme cause de maladie méritent une vision moins idéologique et plus globale des sujets “Crises climatiques et sanitaire : politiques, désinformations et désastre similaires ?”.

Bien évidemment, comprendre ces notions exige de s’ouvrir au delà du seul référentiel étriqué du visible – et de la matière, dans lequel se cantonnent bon nombre de pseudo-scientifiques.

Discréditer plutôt que débattre et argumenter

Discréditer ceux qui tiennent des propos contraires à la pensée unique n’est-il pas LE signe d’ignorance, de paresse intellectuelle voire de manigance ?

Le terme “complotisme” est-il un argument ou une injonction pour éviter tout débat scientifique ?

Une expérience menée avec des volontaires illustre le “climato-scepticisme”. Il s’agit de mesurer leur attitude face à des questions scientifiques, à leur orientation politique et à leur gout pour les théories du complot.
Des affirmations doivent être approuvées ou non. Binaires, simplistes et orientées, elles introduisent des biais dans l’expérience :

  • La voix-off énonce “théorie du complot” et induit que le complot est une théorie et non un fait. L’étude est-elle orientée par les croyances de son auteur ou commanditaire ? Peut-on examiner un sujet correctement avec des préjugés ?
  • Comment répondre par oui ou non à la question : “le socialisme présente de nombreux avantages sur le capitalisme“. Le sujet ne mérite-t-il pas un tant soit peu plus de nuances ?
  • Autre question affligeante : “Sur 100 climatologues, combien selon-vous pensent que les émissions de CO2 sont à l’origine du changement climatique ?”. Cette question induit le fait que les climatologues sont détenteurs d’une vérité absolue selon une science universelle validée, reproductible toute chose égale par ailleurs et que corrélation statistique égale cause ! Bingo pour un cocktail-jackpot de fraudes scientifiques ! Et de désinformation ?

Doit-on rappeler qu’Al Gore a fait fructifier sa fortune dans la déforestation grâce à des subventions en faveur du climat ! La déforestation pour la biomasse pour lutter contre le CO2 et le réchauffement climatique, voilà un argument scientifique ! Alors incohérence, incompétence, ignorance ou manigance ?[7]

Croyances et désinformation

Autres fraudes commises dans cette seconde partie du reportage :

  • L’affirmation gratuite et non démontrée que le recul de la vaccination est LA cause du retour des maladies infectieuses[8] ;
  • Le discrédit suggéré sur les lanceurs d’alerte et autres scientifiques qui remettent en cause les politiques liberticides de la crise sanitaire.

Ainsi, malgré une première partie qui met en cause à juste titre les industriels, ils sont les grands absents de la seconde partie climat et virus. Pourquoi censure-t-on la question “à qui profite ces crises ?” ? Pourquoi les intérêts et comportements des industriels et des politiques[9] ne sont-ils pas abordés ?

Des omissions suspectes

Comment a-t-on pu zapper les fausses études contre l’hydroxychloroquine[10] et la promotion éhontée du remdesivir ? Un médicament concurrent qui s’est avéré dangereux et inefficace ?[11]

Comment peut-on faire l’impasse sur les conflits d’intérêt au sein du conseil scientifique alors que c’est une des clés du reportage ? Sur les fraudes scientifiques de la crise sanitaire ? Sur la corruption systémique au sein de la commission européenne [12] ?

Pourquoi insérer une séquence vérité avec le repentir d’un présentateur TV corrompu – il avait défendu les intérêts des industriels du tabac – dans une séquence sur les “complotistes” qui dénoncent la soi-disant crise sanitaire, qui dans les faits, s’avère outrageusement exagérée[13] ? Cette technique d’associer une réalité bien concrète – le repentir – à des images “d’opposants” pour les discréditer est bien évidemment une manipulation. Pour fabriquer l’ignorance ?

La fabrique de l’ignorance

Et si ce reportage n’était là que pour cautionner les intérêts de ceux qui profitent des crises climatique et sanitaire ? Un crime parfait ? Asséner des vérités désuètes – sans compromettre les autorités ni même l’industrie pharmaceutique – et ainsi “certifier” du cachet de la science les dogmes du climat et du virus.

Alors un reportage pris en flagrant délire de produire ce qu’il est censé dénoncer : la fabrique de l’ignorance ?

Matraquage médiatique et censure

La presse est-elle libre et indépendante ? Ou est-elle soumise aux mêmes lois de corruption, incompétence et intimidation que les scientifiques ? Conflit d’intérêt[14] ? Marché à monétiser ?
Dans tous les cas, les médias sont LE vecteur par excellence de la pensée unique. La censure, omniprésente en particulier sur les réseaux sociaux en atteste : toute opposition et débat doivent être confisqués au profit des idéologies et du prêt-à-penser politiquement correct.

L’agnotologie est donc une science qui étudie les dérives d’un mauvais usage de la science. Doit-on pour autant omettre la remise en cause des sciences elles-mêmes ? Les sciences sont-elles légitimes et absolues ? Cette fraude scientifique discrédite ce reportage orienté. Dommage…

Et s’il n’existait qu’une seule vraie affirmation possible dans les sciences du vivant ? L’humain, loin d’être omniscient, doit respecter un seul et unique référent : la nature. Son seul gage d’être mature.

Conflit d’intérêt et business model de l’industrie pharmaceutique ?

La fabrique à mensonges prise en flagrant délit ?

Une émission censée dénoncer les mensonges, désinforme et manipule par une pratique frauduleuse : détourner une interview.[14]

Ressources & références

[1] Corruption, Frederick Vom Saal : « L’industrie chimique a essayé de m’acheter » https://www.lanutrition.fr/interviews/frederick-vom-saal-l-lindustrie-chimique-a-essaye-de-macheter-r

[2] Lorsque les émotions deviennent trop fortes, le subconscient va basculer le corps-esprit en mode défense et court-circuiter le cerveau conscient pour favoriser la réaction de fuite ou de lutte.
La peur et le stress rendent débile.

[3] Le Pr Didier Raoult rappelle que les médias, les politiques et le conseil scientifique ne s’appuient pas sur une démarche scientifique. https://youtu.be/vlsyksqS_Wo

[4] François Gervais scientifique expert du CO2, rappelle que les conclusions politiques issues du rapport du GIEC ont fait l’objet de plus de 1300 articles scientifiques contradictoires.
https://etre-vivant.fr/ecologie-nature-sante-erreurs/#_edn9

[5] https://youtu.be/y2sefC-7KJ0

[6] Crise climatique et écologie : entre nature et santé, une erreur d’ascenseur ?

[7] Cf le film Planet of the Human

[8] Cette affirmation est trompeuse car il n’a jamais été prouvé que la vaccination avait fait reculer les épidémies :

  • Pasteur s’est basé sur un postulat faux car le corps n’est pas stérile. Tout comme Robert Koch, il n’a jamais pu démontrer sa théorie, pourtant largement admise, que le microbe est la cause de la maladie ;
  • La crise sanitaire a démontré que le virus n’est pas la cause puisque 90% à 95% des porteurs sont asymptomatiques et ne développent pas de maladie, i.e. de symptômes ;
  • Les vrais facteurs du recul des épidémies – accès à l’eau potable, accès à une meilleure nourriture, hygiène corporelle, assainissement des viles – ne sont pas pris en compte par les industriels de la pharmacie. L’idéologie fabriquée est que le corps ne peut se défendre tout seul face à une agression extérieure.
  • Pourquoi la maladie ?
  • Quelle légitimité de la médecine chimique au 21ème siècle ?

[9] https://etre-vivant.fr/ecologie-nature-sante-erreurs/#_edn7

[10] https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/medicament/prescription-de-lhydroxychloroquine-le-pr-raoult-saisit-le-conseil-detat-et-porte-plainte-contre-le

[11] https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/interdit-dhydroxychloroquine-raoult-accuse-lansm-de-rouler-pour-gilead

[12] Absence de transparence, quand le conseil scientifique flirte avec l’illégalité, Clarisse Sand, avocate spécialiste des libertés publiques  https://youtu.be/qtTVY3YWhMA
Le député européen Jordan Bardella dénonce le manque de transparence sur les contrats des laboratoires pharmaceutiques avec l’UE : https://fb.watch/43jXvbEQGj/
Financés en grande partie par de l’argent public, les brevets restent la propriété des laboratoires pharmaceutiques qui n’assument en contrepartie (!) aucune responsabilité. La député européen Manon Aubry expose le manque de transparence de la commission européenne et la toute puissance des oindustriels. https://youtu.be/nY2QOqWihXo

Didier Raoult, “il faut être un enfant pour ne pas reconnaître la corruption…”, illustrations et études scientifiques sur la corruption des études scientifiques  https://www.youtube.com/watch?v=MA5NqAbqPlk

Sergio Sismondo, “Corruption épistémique, industrie pharmaceutique et corps de la science médicale” https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/frma.2021.614013/full

Le parrainage industriel et les résultats des recherches : il existe un biais lié au parrainage industriel qui ne peut pas être expliqué par les évaluations standards du « Risque de biais ». https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.MR000033.pub3/full/fr

[13] Voilà 7 fraudes scientifiques de la crise sanitaire qui ont été omises dans le reportage “La fabrique de l’ignorance”. Pourquoi un tel oubli ?

[14] Quand les industriels pilotent le contenu des émissions https://www.ladn.eu/media-mutants/tv-et-nouvelles-images/comment-mac-lesggy-assure-propagande-industrie-agro-alimentaire/

La “fabrique du mensonge“, émission de TV5 du 7 mars 2021, traitait deux sujets d’actualité : l’un sur le documentaire Hold-Up, l’autre sur Thierry Casasnovas. Les journalistes ont illustré leur parfaite maîtrise de la désinformation.  La fabrication du mensonge s’est faite en détournant l’interview d’une jeune femme, Constance, par un habile montage. Cette jeune femme était venue témoigner de ses errances et violences médicales qu’elle avait subies pendant 10 ans. Le reportage, habilement détourné, s’est transformé en réquisitoire contre Thierry Casanovas, Youtubeur formateur défendant les vertus des thérapies naturelles, contraires aux intérêts industriels.
Il s’avère que Constance n’avait jamais rencontré Thierry Casasnovas et ne lui avait jamais rien acheté.
Particulièrement choqués par ces mensonges, les deux victimes de la fabrique à mensonges ont pu se rencontrer pour la première fois et rétablir la vérité.
L’émission TV5 : https://www.france.tv/france-5/le-doc-du-dimanche/la-fabrique-du-mensonge-saison-2/2293339-fake-news-sur-ordonnance.html
Constance expose la vérité sur son histoire, le tournage, ses motivations, le montage de son interview et les mensonges qui en résultent : https://youtu.be/ByvJDnODwjs
Face à cette manipulation de grossiers mensonges, que peut-on en déduire ? L’incompétence et la bêtise des journalistes peuvent-elles justifier une telle conduite frauduleuse ? La corruption et les conflits d’intérêts seraient-ils mieux à même d’expliquer ces actes irrespectueux et maltraitants ?