Science ou scientisme, vérité ou croyance ?

Science vs Scientisme : des différences propices aux croyances

Dans un monde orienté par les propagandes et les injonctions politiques, n’est-il pas urgent de s’interroger et de réfléchir sur les éléments qui nous sont imposés comme des vérités ?

Qu’est-ce qu’une vérité ?

Pour le philosophe Jidu Krishnamurti, une vérité n’est autre qu’une réalité une et indivise. Il ne peut en effet coexister deux réalités distinctes d’une même chose à un instant t. Mais le premier des éléments scientifiques à mettre en évidence est le référentiel dans lequel se trouvent  les observateurs du-dit évènement. Cette définition s’accorde très bien à notre référentiel terrestre et à nos sens classiques à l’intérieur d’un périmètre très précis. Mais avons-nous une vision totale de la réalité ?  Et si nous n’observions qu’un reflet d’une réalité plus grande ?

Dans son ouvrage “La divine matrice”, Greg Bradden rapporte que lors d’un voyage au tibet, il longeait un lac lorsqu’il aperçut dans l’eau le reflet d’un Bouddha. Levant la tête, il ne put apercevoir la statue elle-même. C’est en poursuivant son chemin et en contournant une partie de la montagne qu’il put alors voir la statue, incrustée sur un flanc de cette montagne. Flanc qui lui était masqué au tout début, limitant ainsi sa vision au seul reflet de la réalité, la statue elle-même.

C’est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d’apprendre.– Claude Bernard, médecin, physiologiste, 1813 – 1878

Qu’est-ce que le scientisme ?

Wikipédia propose cette définition du scientisme : “[…]position apparue au xixe siècle selon laquelle la science expérimentale est la seule source fiable de savoir sur le monde, par opposition aux révélations religieuses, aux superstitions, aux traditions, et aux coutumes, également à toute autre forme de savoir. Le scientisme se propose en conséquence, selon la formule d’Ernest Renan, d’« organiser scientifiquement l’humanité ». […] On peut résumer le cœur de cette position en : « La science décrit (vraiment) le monde tel qu’il est. »

Ouverture ou réductionnisme ?

La science peut effectivement s’étendre à tous les domaines de la Vie. Une véritable approche scientifique s’appuie d’ailleurs sur l’ouverture d’esprit, l’observation, la collecte d’informations, l’expérimentation et la reproductibilité[1], le raisonnement et surtout l’humilité. Ne rien prendre pour acquis dès lors où les référentiels dans lesquels l’observateur ou l’expérimentateur interviennent, sont limités par nos connaissances, nos appareils d’observation et notre conscience. Serions-nous omniscients pour passer outre cette humilité ?

Les sciences modernes et notamment la physique quantique ont prouvé que la conscience de l’observateur ou de l’expérimentateur pouvait impacter directement l’expérience et son résultat.

Le scientisme se veut donc réductionniste en imposant la règle de l’explication et de la démonstration rationnelles dans des contextes inévitablement limités. Et si le rationnel, forcément naturel, n’était pourtant qu’extrêmement superficiel ? [2]

La science est l’asymptote de la vérité. Elle approche sans cesse, et ne touche jamais.– Victor Hugo, 1802 – 1885

Erreurs et fraudes du scientisme

Limiter les périmètres de ses observations et expérimentations selon ses connaissances afin de tirer des conclusions démontrables est-il pertinent ? Pourtant, le scientiste refuse de croire à ce qui ne serait pas démontré en laboratoire ou validé par une étude statistique. Considérant qu’il a fallut un siècle pour démontrer la théorie des ondes gravitationnelles formulée par Albert Einstein en 1917, est-il intelligent de refuser toute hypothèse au prétexte qu’aucune expérience n’ait été publiée ?

Arguments et méthode scientistes

Ponctuellement ou régulièrement, tout un chacun peut se comporter en scientiste ou en scientifique selon sa façon d’examiner les faits, ou non, et de raisonner, ou non. Et personne n’est à l’abri de ce type de dérive, y compris ceux qui s’abritent derrière leurs études ou leur titre pour justifier leur posture.

Sur un sujet donné, le comportement scientiste, par ignorance, impotence, incompétence et arrogance refusera le débat avec deux arguments chocs coupant court à toute discussion :  “c’est n’importe quoi” et “complotisme“.

La méthode scientiste se doit donc d’éviter les débats. Faire taire les gens compétents, ceux à même d’expliquer les mécanismes. Ne pas être confronté à ses incohérences, à son inconsistance. En parallèle de la propagande de désinformation, la censure est l’arme du scientiste.
Cette censure s’établit dans cette malhonnêteté caractéristique de l’imprécision et l’affirmation dogmatique non étayée : “des médias indépendants ont établis des éléments faux…”. Quels médias ? Quelle indépendance ? Quels éléments ? Pourquoi sont-ils faux ? Quels arguments et références scientifiques ?

Il est toujours, partout et pour tout le monde, mauvais de croire quoi que ce soit sur la base de preuves insuffisantes.– William Kingdon Clifford, mathématicien et philosophe anglais, 1845 – 18798

L’inversion des valeurs

Le scientiste, consciemment ou non, réfute les faits et arguments scientifiques contradictoires qui anéantissent ses croyances en les qualifiant d’opinions. Il participe ainsi à la propagande officielle qu’il valorise comme vérité. Pour assoir son jugement, le scientiste ira jusqu’à nier et/ou minimiser les notions de conflit d’intérêt et de probité. [3]

Le scientisme sert de fondation aux croyances de l’imperfection de la nature ; imperfections auxquelles l’homme pourrait remédier. Ainsi le postulat de Louis Pasteur qui croyait le corps humain stérile n’a jamais été remis en cause. La théorie des microbes – causes des maladies infectieuses – qui en découle, non plus. Pourquoi l’industrie remettrait-elle en cause des dogmes qui assurent sa prospérité ?[4]

Scientisme, une dérive dangereuse

Si l’ignorance, l’incompétence et la peur sont des mécanismes naturels qui ne sont en aucun cas condamnables, c’est bien l’exploitation professionnalisée de ces mécanismes pour colporter des dogmes erronés qui constitue une pathologie.

Nul besoin d’être en effet un vrai scientifique pour être heureux, joyeux, bienveillant, humaniste et vrai écologiste. Faire confiance au mystère de la vie, à la nature, est le gage d’une vie d’abondance parce que la présence à l’instant permet d’être à l’écoute, de saisir les opportunités et d’agir en toute justesse pour satisfaire ses besoins fondamentaux.

Par contre, utiliser avec arrogance, la peur, l’ignorance, l’incompétence et instrumentaliser, consciemment ou inconsciemment, des idéologies pour en tirer profit, est une tromperie. Le scientisme s’oppose dès lors à la science.

Le scientisme cherche à imposer ses vérités dogmatiques, fabriquées sur mesure pour tirer profit de solutions non naturelles, brevetables et donc rentables. Pour le scientisme, le stress et la maladie ne peuvent être évités. Seules, des solutions technologiques peuvent apporter l’harmonie et le bonheur. Le respect des règles naturelles n’est pas suffisant.

La science pour sa part nous rappelle à l’humilité : il n’existe pas de vérité définitive. La meilleure façon de vivre est d’évoluer en harmonie avec la nature. Vouloir la soumettre par la technologie n’est-il pas  suicidaire ? Le progrès industriel serait-il sans conséquences sur nos vies, nos corps, nos esprits et notre environnement ?

Remise en cause et réfutations salutaires

Les crises climatiques et sanitaires doivent nous interpeller par leur gestion scientiste, basée essentiellement sur toujours plus d’impôt et quelques solutions industrielles polluantes. Des solutions tellement étriquées dans leur contribution à la résolution des problèmes qu’elles suscitent de justes interrogations : quelle légitimité des autorités ? Quelles réalités scientifiques dans le monde du vivant ? Pourquoi tant de fraudes scientifiques ? Quelle crédibilité de la médecine officielle au 21ème siècle ? Qu’est-ce réellement l’écologie dans un monde dirigé par des industriels sous couvert de scientisme, sur fond idéologique de transhumanisme et d’eugénisme ?

Cette apologie du scientisme n’est-elle pas une formidable opportunité pour réfuter enfin les dogmes du 19ème siècle et les croyances limitantes d’une industrie militante ? Pour éveiller les consciences et redonner sa place à la science au profit du naturel ?

Quand l’expérience infirme l’idée préconçue, l’expérimentateur doit rejeter ou modifier son idée.– Claude Bernard, médecin, physiologiste, 1813 – 1878

PRINCIPES FONDATEURS

Unité vs Dualité

Science

Le tout est supérieur à la somme des parties

  • Humilité : Le cerveau humain ne peut surpasser la nature. Il n’en est qu’une infime partie. La nature est le seul référant et garant de la justesse d’une solution.
    Tout ce qui est rationnel est limité par nos connaissances, notre conscience et est donc superficiel. Le superficiel ne peut expliquer la profondeur des mécanismes de la nature.
    Le mystère de la vie n’est pas accessible au cerveau humain.
  • Relativité : Toute vérité est relative à un référentiel donné et à vocation à être remise en cause en fonction des évolutions de la science.
  • Totalité : L’inclusion du maximum de paramètres garantit le succès, car tout est interdépendant. La coopération et les interactions sont au cœur des mouvements de la vie. Seule une vision globale et inclusive permet de comprendre.
  • Vérité et réalité : L’observation reproductible, toute chose égale par ailleurs, d’un mécanisme en garantit l’authenticité même en l’absence de compréhension et de démonstration. Le factuel est supérieur au dogme.

Scientisme

Le tout est la somme des parties

  • Arrogance : Une vérité ne peut-être admise que par validation d’études statistiques publiées dans les médias. Le rationnel est supérieur à la nature. L’humain peut et doit dominer la nature – transhumanisme.
  • Manigance : Dérogation au premier principe uniquement pour les croyances issues du passé dont la preuve consiste dans le succès commercial de la solution.
  • Intolérance : Aucune remise en cause n’est possible tant qu’une nouvelle solution plus rentable ne peut supplanter l’ancienne solution.
  • Réductionnisme : Réduire et isoler les paramètres garantit l’explication et facilite l’exploitation statistique qui doit orienter la conclusion en faveur de l’hypothèse de départ. Hyperspécialiser et compartimenter permet de diviser… pour mieux régner dans le seul domaine de la matière.
  • Sectarisme : Les affirmations des autorités peuvent s’affranchir d’arguments et démonstrations scientifiques. C’est aux détracteurs de prouver les contradictions et réfutations.

METHODE

Modèle évolutif vs Modèle dogmatique

Science

  • Point de départ : observation des faits face à un phénomène à comprendre et expliquer.
  • Quels contexte et paramètres pour expliquer la reproduction du phénomène, toute chose égale par ailleurs ?
  • Hypothèse théorique et raisonnement.
  • Formulation et démonstration mathématiques.
  • Vérification – si possible – par expérimentation.
  • Une loi est scientifique si universelle : elle ne peut souffrir aucune exception dans le référentiel choisi, toute chose égale par ailleurs. Très compliqué dans le monde du vivant compte-tenu de la multitude de paramètres et de la complexité des interactions.

Scientisme

  • Point de départ : expliquer une réalisation humaine pour commercialiser sa solution.
  • A quoi peut servir cette réalisation – solution ?
  • Choisir un postulat de départ – même faux ;[5]
  • Sélection des paramètres connus et maîtrisés.
  • Orchestration d’études orientées pour aboutir à des conclusions statistiques.
  • Généraliser et éviter de définir un périmètre/référentiel d’application.
  • La loi devient universelle dès lors que ses résultats sont statistiquement représentatifs. Le 100% n’est pas nécessaire pourvu qu’une soi-disant balance bénéfices (industriels ?) – risques soit atteinte.

DEBAT & ARGUMENTS

Vision globale, holistique vs Vision étriquée, hyperspécialisée

Science

  • Primauté à la compréhension
  • Le débat et le questionnement sont au cœur du progrès scientifique.
  • Tout argument et objection doivent être examinés.
  • Le consensus scientifique est très rare, voire impossible.
  • Les études observationnelles sont tout aussi valables que les études statistiques n’ayant qu’un nombre très limité de paramètres.
  • Aller à la cause des causes des causes selon une vision large des interactions possibles entre le visible et l’invisible, garantit une compréhension juste.
  • La compréhension permet de trouver la ou les meilleures solutions.

Scientisme

  • Primauté à la solution
  • Le débat est clos dès lors qu’une étude est publiée où qu’un usage est admis du fait de sa pratique ancestrale…
  • Tout contradicteur qui ne peut s’appuyer sur une étude est un complotiste.
  • Seuls les industriels qui possèdent les groupes de médias ont les moyens de faire de la science.
  • Le consensus d’une minorité de “scientifiques” hyperspécialisés en conflit d’intérêt avec l’industrie et le pouvoir politique fait autorité.
  • La compréhension est moins importante que la rentabilité de la solution.

Symboles vs idoles ?

spiritualité, conscience, visible-invisible vs matérialisme 

Science

  • Claude Bernard, médecin, physiologiste, 1813 – 1878
  • Antoine Béchamp, médecin, chimiste, pharmacien, 1816 – 1908
  • Albert Einstein, physicien, 1879 – 1955
  • John Wheeler, physicien, 1911 – 2008

Scientisme

  • Louis Pasteur, chimiste, 1822 – 1895

Si la théorie ne correspond pas aux faits expérimentés, il ne faut pas exclure les faits expérimentés, c’est la théorie qui doit être modifiée.– Philippe Bobola citant Claude Bernard, cf vidéo ci-dessous

Le discours scientifique

Philippe Bobola, physicien, anthropologue, psychanalyste

La liberté d’expression supprimée au profit du scientisme

Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS
“Il n’y a pas de consensus scientifique unique, c’est une escroquerie”

Références et Ressources

[1] Toutes choses égales par ailleurs, ce qui est impossible dans le domaine du vivant et en particulier de la santé, car les paramètres trop nombreux ne peuvent être maitrisés simultanément. Notamment les paramètres de conscience, de psychologie, d’états émotionnels impactant directement le comportement de la chimie, donc la matière.

[2] Lire l’article la méthode expérimentale de Claude Bernard

La fraude scientifique, étude randomisée en double vs étude observationnelle, https://anthropo-logiques.org/la-science-lhypothese-et-le-politique-comment-la-mauvaise-science-a-pris-le-pouvoir-sur-la-democratie/

Voir les modèles déductif et inductif et la falsification de Karl Popper

Karl Poper,  philosophe des sciences, 1902 – 1994, a écrit l’ouvrage en deux tomes : “la société ouverte et ses ennemies”, 1945.

[3] Les “experts” médecins du conseil dit “scientifique” payés par les industriels : http://jlduret.ecti73.over-blog.com/2020/07/france-soir-publie-la-liste-des-professeurs-payes-par-gilead.ils-sont-tous-contre-la-chloroquine-et-contre-le-professeur-raoult.html

Références sur les fraudes scientifiques dans le domaine de la santé

Pr Didier Raoult et la fabrique du consentement https://youtu.be/GsoZCwpdhT8

[4] Dr Eric Ancelet, « Pour en finir avec Pasteur – Un siècle de mystification scientifique », collection Résurgence, Testez éditions

Le microbiome – bactéries, virus, levures et protozoaires – se compose de 10 fois plus de microbes que de cellules. L’ organisme n’est pas stérile, retour sur un siècle d’erreurs scientifiques : https://www.aimsib.org/2019/03/10/et-si-notre-organisme-netait-pas-du-tout-sterile-un-siecle-derreurs-scientifiques/

[5] Pour le gardasil, le postulat de départ est que le papillomavirus provoque le cancer du col de l’utérus. Aucun argument, ni aucune preuve scientifique ne confirment ce postulat. Seule une corrélation statistique, qui n’est en aucun cas un lien de causalité, a permis cette fraude scientifique.
Reportage Médicaments sous influence, le gardasil : https://youtu.be/BFUlfr2lRuQ

Drs Gérard et Nicole Delépine https://etre-vivant.fr/sante-comment-reconnaitre-les-fraudes-scientifiques/#_edn1

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