Quotidien d'un médecin Covid

Quel quotidien pour le conjoint d’un médecin œuvrant en réa Covid ?

Actions et réflexions !

Hervé est médecin en service de réanimation dans un hôpital champêtre de banlieue parisienne.

Depuis maintenant plus de 15 jours, il est confronté à la pandémie et son service est en manque chronique de personnel soignant, en particulier de médecin.  Les gardes de nuit s’enchaînent, harassantes. Hervé est expérimenté et ne récupère plus aussi vite.
Le voilà volontaire, réquisitionné pour traiter cette maladie virale qui nécessite des soins intensifs avec des respirateurs.

La situation est particulière car l’état des malades peut s’aggraver très vite. Ils ne ressentent pas spécifiquement la gêne respiratoire et l’urgence peut s’imposer subitement. Ce, dans un contexte où les lits de réanimation et d’unité de soins intensifs sont 4 fois moins nombreux qu’en Allemagne.

Avant la période pandémie, le Dr Hervé avait déjà eu son lot de stress, désolations, déceptions, agacements avec la gestion d’un service en proie à un manque de personnel, une inorganisation propice à la panique et à une agitation inutile, liée au stress de certains collègues.

La pandémie en rajoute une sacrée couche…

Mais pendant ce temps là, son épouse Christelle, responsable de projets informatiques, vit les difficultés professionnelles de son époux avec le recul de celle qui s’intéresse aux mécanismes de la vie, à la spiritualité, la psychologie et même à la physiologie.

Elle trouve dans ses réactions humaines liées au stress, le moyen d’approfondir et d’éprouver ses connaissances en matière de comportement humain. La compréhension mène à la compassion, la raison à la liberté.

Christelle n’est pas médecin. Elle en a bien conscience. En public, entre amis ou en famille, ses avis sur la santé importent moins que ceux de son époux. Ce dernier, très spécialisé dans sa pratique, n’a pourtant pas suivi l’ensemble des formations – notamment en thérapies brèves et énergétiques – que Christelle s’est offert par passion.

Elle s’est d’ailleurs souvent sentie agacée par ces gens qui ne savent pas, qui ignorent tout d’un sujet, mais émettent un avis contraire juste parce que « si c’était vrai ça passerait au journal de 20 heures » ! Les naïfs pense-t-elle. Allez, parfois elle se dit : « les cons » !

Elle tente de vivre désormais ces situations comme un exercice : « laisse parler les ignorants, soit compatissante« .
Elle s’avoue néanmoins en toute humilité, que bien souvent elle s’emporte quand même encore un peu…

Mais pour elle, la souplesse, l’indulgence, la douceur, sont des qualités à cultiver par-dessus tout.

Mais quand même…

Alors depuis 15 jours que son mari médecin doit faire face à une organisation de guerre – réquisition, rappel de « réservistes », manque de personnel et de moyens – la situation à la maison a pris une nouvelle tournure.

Hervé est obnubilé : faire des vidéos tutos de formation pour le personnel, se mettre au courant des dernières techniques, surveiller au jour le jour l’évolution de ces techniques, participer à des cellules de crises quotidienne, la pandémie lui a volé son mari !

Non pas que ses préoccupations soient illégitimes et qu’elle se sente abandonnée. Christelle comprend très bien la situation actuelle et ces contraintes d’urgence.

Mais elle n’arrive que partiellement à se détacher de cette ambiance familiale qu’elle juge toxique pour elle. Toutes les discussions, animations et vidéos sont orientées sur ce seul et même sujet, inutilement traité de façon anxiogène.

L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit.
— Aristote, 384 – 322 av JC

Elle s’étonne tout de même un peu, que son mari médecin réagisse uniquement dans le cadre de son métier, en l’occurrence les urgences vitales pour ce virus parfois fatal.

Mais est-ce bien le virus la cause des décès ? Toutes les statistiques de par le monde montrent que les patients qui décèdent sont, pour la quasi-totalité, déjà souffrants d’une ou plusieurs autres pathologies. Le virus ne serait finalement qu’un accélérateur.

Et pour ceux se déclarant en bonne santé, la notion doit-être relativisée tant l’absence de symptôme ne signifie pas bonne santé mais parfois même, absence de vitalité suffisante pour que le corps-esprit élimine correctement.

Le savoir n’est pas la compréhension !

Christelle se remémore les sages paroles de Jiddu Krishnamurti, Baruch Spinoza ou Swami Prajnanpad, penseurs, sages et même scientifique pour le dernier : peut-on aborder un sujet avec des préjugés ? Peut-on faire l’économie de l’ouverture d’esprit pour une bonne compréhension ? Peut-on progresser sans se libérer de ses conditionnements et croyances ? Krishnamurti nous met même en garde : le savoir peut être un obstacle à la compréhension.

Dans son traité de Théolico-politique, Spinoza avertit : « Tout ce qui est contraire à la Nature est en effet contraire à la Raison ; et ce qui est contraire à la Raison est absurde et doit en conséquence être rejeté« .

Aussi Christelle s’interroge : son mari médecin est spécialisé dans la gestion des maladies et sa préoccupation est, légitimement selon sa formation, d’administrer les drogues chimiques qui combattent directement le virus…

Christelle est tout de même choquée que la notion même de système immunitaire ne soit pas davantage au cœur des préoccupations des autorités et en particulier des personnels soignants.

Pourtant plus de 95% des populations ne seront pas affectés ou en stade final de la maladie.

Alors pourquoi tant de dramatisation ?

Parce que le matériel et le personnel de réanimation pour la prise en charge des plus fragiles sont insuffisants en France ?

La seule bonne question pour Christelle est : pourquoi le système immunitaire de tant de personnes est aussi faible au 21ème siècle ?

Pourquoi cette question ne semble-t-elle pas prioritaire pour les personnels soignants et les autorités. Hervé ne se la pose pas. Il reste focalisé sur son métier. Il est vrai qu’il s’inquiète de ne plus avoir ni médicaments pour la sédation, ni masque et casaque dès la fin de cette première semaine d’unité Covid.

Les autorités et personnels soignants ne devraient-ils pas diffuser des messages rassurants pour encourager les populations à mieux manger, mieux gérer leur stress, mieux se protéger naturellement ? Au lieu de répandre la peur et les fausses croyances prônant que le virus est mortel ?

Mais Christelle n’est pas médecin. Sa préoccupation c’est la santé, pas la maladie.

Ses points de vue sont donc totalement orientés vers le respect de cet univers énergétique corps-esprit, en toute logique écologique : le respect de la nature.
Cette nature semble la grande oubliée de ce débat qui se résume à l’univers chimique du médicament industriel.

Dans la vie, il n’y a rien à craindre, tout est à comprendre.
— Marie Curie, 1867 – 1934

Les prises de conscience autour d’elle sont de plus en plus nombreuses. Elles sont sources d’espoir et de confiance.

Christelle se sent tout de même parfois déboussolée par tant d’ignorance de ceux qui sont censés savoir.

La phrase du Pr Didier Raoult lui revient en mémoire : « Comment ce pays est arrivé dans un tel état que l’on préfère écouter les gens qui ne savent pas plutôt que ceux qui savent ? »

Christelle se demande comment peut-on avoir confiance dans un système politico-médical qui est impuissant face à un simple virus ? Quelle légitimité lui accorder ?

Conjuguer lucidité et sérénité

La stratégie de peur permet par ailleurs aux autorités politiques de prendre toutes les mesures qui sont contraires aux libertés et à la santé : déploiement accéléré de la 5G, rumeur de vaccination obligatoire, confinement pour tous, contrôle des populations…

Surtout ne pas avoir peur Christelle.

Elle s’avoue avoir du mal à lâcher prise sur ces errances, cette ignorance d’un monde soignant qui en est resté aux croyances pasteuriennes du 19ème siècle. Ignorance qui justifie des peurs paniques, à tel point que certains personnels soignants ne peuvent plus travailler.

Elle a envie de leur hurler : « Vous avez deux siècles de retard scientifique » !

Mais Christelle, rappelle-toi : tu n’as pas gravi les marches triomphales de la fac de médecine  ! Tes formations scientifique et informatique ne valent que dalle face au Vidal…

Alors oui, Christelle a un vrai défi au quotidien :  son mari médecin fait de son mieux, totalement immergé dans cette errance médicale qui lui confère des œillères qu’elle ne partage pas. Parfois même, elle s’agace tel un parent qui voit son enfant au bord de la chute et souhaite l’en préserver.

Laisse-le tomber, Christelle, tu n’y peux rien. Reste sereine, cet enfant est en train d’apprendre de ses erreurs… ou pas.

L’avenir te le dira. Pour l’instant, tu es ici et maintenant.

Ta mission, si tu l’acceptes Christelle, consiste à conjuguer lucidité et sérénité !

Inspire, médite et profite de tes connaissances, de ta conscience aiguisée pour rayonner de bienveillance et de clairvoyance.

Inspiré de faits réels.