Vivre ensemble en liberté

Ecovillage : vivre ensemble en liberté

La logique de toujours plus de consommation pour toujours plus de profit aurait-elle atteint un point de non-retour ?

Les pollutions imposées par cette logique égoïste poussent certains, plus matures car réellement en relation avec la nature, à choisir la voie du vivre ensemble dans des écovillages où gaspillage, idéologie et empoisonnements industriels divers ne sont plus la norme de soumission.

Priorité au vivre ensemble, en liberté !

En 2020, la plupart des gouvernements dans le monde ont décidé d’interdire le vivre ensemble en liberté. Pour des raisons qui n’ont aucune justification scientifique et sanitaire, des mesures arbitraires et délétères – port du masque, confinement, distanciation sociale – ont été imposées dans un climat de terreur injustifiable.

La crise sanitaire a mis en évidence une gouvernance mondiale de quelques industriels milliardaires capables de soumettre l’humanité à leur volonté et à leurs empoisonnements chimiques, sous un prétexte de sécurité illusoire…

L’écovillage semble répondre à ce premier besoin fondamental de l’humain : la liberté.

L’écovillage se fonde donc en priorité sur une règle qui est de moins en moins d’actualité dans une société consumériste et individualiste : celle de l’harmonie du vivre ensemble, du respect de la différence, du partage de cette différence comme source d’enrichissement et surtout d’une première liberté fondamentale : le groupe n’impose rien à l’individu.
Aucun industriel et aucune marionnette politique pour vous dicter votre conduite, pour imposer les normes d’un politiquement correct fondé sur l’égo de quelques uns ! Le rêve pour beaucoup !

Alex Ferrini de l’écovillage de Pourgues insiste : “on n’impose rien à l’individu, la force créatrice de l’individu va proposer au groupe”.

Transformer la colère en courage.
Transformer la peur en action.
– Dr Louis Fouché

Créativité et autonomie

L’idée est de trouver dans la créativité et l’autonomie, la responsabilité, la liberté et la sécurité. Tout le contraire de ce qu’industriels et politiques tentent de nous faire croire. Il est vrai que par ignorance, peur, méfiance, immaturité, une majorité préfère se placer sous la protection d’une “autorité supérieure” et quémander une intervention extérieure, plus simple, plus confortable, plus rapide mais tellement moins gratifiante et surtout infantilisante : prendre un cachet plutôt que prendre du repos et jeûner par exemple…

La responsabilité est la capacité à apporter les bonnes réponses. Encore faut-il se poser les bonnes questions ?

La responsabilité nécessite donc de s’interroger, de faire des choix, de les mettre en œuvre, de les assumer mais surtout d’en tirer les fruits, d’en apprécier les efforts sur le chemin avant de pleinement jouir de la destination, du résultat.

Et c’est bien l’ensemble de ce processus qui conduit à la liberté et à la joie.

La joie est le passage d’une moindre perfection à une plus grande perfection.
– Baruch Spinoza

Confiance et responsabilité

La confiance s’acquiert par l’action, la pratique, la prise de risque, le fait de sortir de sa zone de confort. Elle est le socle d’une bonne image de soi et la source de toute joie.

Arnaud Desjardins ne cessait de prodiguer ce que Swami Prajnanpad appelait la “self-realization”, la réalisation du Soi par l’action passive – j’agis en conscience mais sans désir égotique particulier – et la passivité active – l’immobilité lors d’une méditation n’est par exemple pas synonyme d’inaction. Je suis donc à la fois actif avec mon esprità l’écoute de mon être, actif avec mon corpsje crée mes conditions de vie pour m’alimenter, me nourrir et m’abriteret passifje me laisse guider par ma nature, qui sait mieux que mon mental-égo ce qui est bon pour moi.

Alex Ferrini en appelle à notre responsabilité, en tant que parent mais également pour soi-même et vis-à-vis de l’autre : cette responsabilité à donner sa confiance mais également à faire émerger cette confiance, notamment en encourageant le partage de ce qui anime chacun d’entre-nous.

La confiance permet à chacun de découvrir ses réels besoins et de les satisfaire en y apportant la meilleure des réponses, selon un style de vie choisi et assumé. C’est ainsi que l’on trouve son meilleur équilibre sur tous les plans, physique, émotionnel, psychologique et spirituel.

Cette responsabilité fait défaut à notre humanité moderne tant ses contraires, l’irresponsabilité et l’infantilisme, sont devenus le fond de commerce des marchands du temple – politiques, industriels : “ne faites pas d’effort, nous avons la solution pour vous !”.

La responsabilité est donc au cœur du vivre ensemble dans un écovillage : la solution est en moi et non à l’extérieur de moi. Cette responsabilité exclut bien évidemment la culpabilité. L’absence de jugement et le soutien proposés par les écovillageois sont d’ailleurs les piliers fondateurs de l’écovillage.

La bienveillance et le partage des valeurs créent des conditions idéales d’épanouissement, pour une meilleure écoute de son être, pour se reconnecter à son vrai moi, à sa mission d’être et à ses réels besoins.

La liberté, la paix intérieure, le respect de l’homme sont un trésor mais un trésor qui ne peut qu’être universel.
– Antoine de Saint Exupéry

Connaissance, différences et équilibre

La crise sanitaire illustre parfaitement qu’ignorance et peurs qui en découlent, autorisent tous types de manipulations, même les plus liberticides et les plus mortifères.

La connaissance des mécanismes du vivant est une des clés de ce bien vivre ensemble, en liberté et en autonomie. Le respect de la nature s’appuie sur certains grands principes – homéostasie, harmonie et coopération, hormèse, autoguérison notamment – qui vont permettre de tirer parti de la diversité et de l’abondance du vivant.

Cette connaissance et le respect des différences sont ainsi la richesse d’un écosystème qui se régule et s’autoalimente seul. D’une façon informelle, l’équilibre se fait naturellement, souplement car les rapports de force n’existent plus lorsque confiance, connaissance et liberté sont acquises par tous et pour tous.

La permaculture, dix fois plus productive que l’agriculture industrielle, en est le parfait témoignage. Elle illustre que l’harmonie de la biodiversité est source de créativité, d’abondance, d’équilibre et de sécurité.
La force provient de l’intégration et non de l’isolation rappelle Alex Ferrini. Plus le terrain est riche, plus le légume ou le corps-esprit sont forts.

Ce vivre ensemble en liberté est également un hymne à l’invisible qui préside au visible. Les sciences modernes sont en train de valider les interactions et la coopération qui lient les 4 forces fondamentales connues régissant l’univers – fusions faible et forte, électromagnétisme et gravité.
Tout ce que l’industrie agro-pharma-chimique nie depuis plus d’un siècle avec, entre autres, l’avènement de la physique quantique est aujourd’hui démontré : le tout est supérieur à la somme des parties.
Aucune molécule ou traitement chimique ne peuvent donc se substituer à l’équilibre naturel énergétique orchestré par un être vivant, quelle qu’en soit sa taille, de l’insecte à l’humain, du végétal à la galaxie…

Le projet n’a pas vraiment de but, il prend la forme exacte de la somme des enthousiasmes de chacun…
On sait comment on y va, le vrai voyage nous amène vers l’inconnu, on ne sait pas ou on va. Il faut tout mettre dans le chemin, dans la manière dont on y va.
– Alex Ferrini, cofondateur de l’écovillage de Pourgues

Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles.
– William Shakespeare

Autorités, environnement et mode de vie

Alex Ferrini nous interpelle avec des propos de bon sens : peut-on être responsable si l’on délaisse la responsabilité de nous soigner, d’éduquer, de construire sa maison ou même ses lois selon des normes imposées par quelques autres, dont les motivations sont avant tout économiques ?

La liberté se mesure selon la même échelle que celle de la responsabilité, c’est-à-dire celle de faire des choix pour apporter les réponses à ses propres besoins.

Ainsi dans l’écovillage, chacun adapte son mode de vie à son biorythme. L’autorité extérieure ne peut le soumettre aussi simplement que par un discours officiel au journal de 20 heures… Plus d’injonction, d’ordre, de dogme qui sont autant de castrateurs de la créativité, donc de richesse et d’abondance.

Dans l’écovillage, le conseil de village représente une véritable autorité démocratique, sans domination, prise de pouvoir des uns sur les autres et sans tyrannie. Un autre conseil peut gérer les conflits entre écovillageois.

Je dois être prêt à renoncer à ce que je suis pour devenir ce que je serai à l’avenir.
– Albert Einstein

Le repos, argile de la guérison

Le monde occidental vit à 100 à l’heure de façon permanente. La performance économique en est le vecteur… destructeur. La crise sanitaire confirme le schisme entre pays occidentaux, dit de la prospérité et les autres, dits pauvres ou émergents. Les maladies n’y sont pas de même nature. Et les pays occidentaux ont moins bien résisté à la crise sanitaire malgré leurs moyens supplémentaires…

Guérir un corps-esprit se fait comme guérir un sol : en enlevant le ou les éléments perturbateurs et en stimulant – parfois en laissant faire – la coopération interne des organes du vivant pour favoriser l’homéostasie et le retour à l’équilibre vital optimum.

En quête d’autonomie

Enquête auprès de trois écovillages sur les principes fondateurs, les règles et les bienfaits d’une vie en communauté respectueuse de la nature, de notre propre nature.

Retrouver sa souveraineté

La notion de communauté est-elle en train de disparaitre au profit d’une mondialisation déshumanisante de par ses normes bio-numériques ? Des normes qui tentent de contrôler et soumettre le vivant par un transhumaniste fruit d’égos de quelques milliardaires capricieux qui veulent déjouer la mort en se prenant pour des dieux ?

Les écovillages apportent ici une belle réponse au défit de notre humanité : revenir à la sobriété heureuse de Pierre Rabbi pour renouer avec la joie de la communion avec la nature et notre propre nature.

Il n’y a bien évidemment aucune garantie pour tout un chacun. L’aventure dépendra principalement de sa transformation intérieure. De sa capacité à quitter les conditionnements de l’ancien monde pour créer les conditions de vie et d’harmonie du Vivant.

Les efforts et éventuellement les conflits sont donc au rendez-vous. Mais effort comme conflit ne sont-ils pas surtout une question de résistance mentale ? Néanmoins, l’effort est surtout le garant d’un dépassement de soi-même, le ferment de la joie, elle-même source de gai-rire, de béatitude, d’amour…

Alors à quel point suis-je prêt à m’engager dans cette aventure ? Aventure encadrée par des pionniers, les permaculteurs, qui veulent reprendre le pouvoir sur leur vie de A à Z sur des verbes comme habiter, s’alimenter, guérir, vivre en ensemble, grandir ! Quelle belle conclusion d’Alex Ferrini en guise d’invitation à l’action !

Personne et encore moins les industriels et les politiques, ne peut choisir pour moi ce qui est essentiellement juste à mon rythme de vie et à la satisfaction de mes besoins. Alors quelles meilleures conditions pour retrouver sa souveraineté – littéralement se souvenir que l’on est son propre roi, sa propre reine – que les écovillages ? Modèles et berceaux d’autodétermination, d’autogestion, d’humanisme pour se libérer de la mondialisation industrielle et transhumaniste ?

En liberté !

Au cœur de l’écovillage démocratique de Pourgues (Ariège). L’autonomie est un objectif, le bien vivre ensemble un préalable prioritaire.

La vraie écologie

L’écovillage de Vabres (Gard) place la construction écologique et le respect de la nature au cœur de son fonctionnement.

Ecovillage et autogestion : utopie ou réalité ?

Et si la petite échelle était le modèle de transformation ? Pour que l’autogestion supplante la déshumanisation d’un transhumanisme et d’une mondialisation arbitrairement imposés par les 1% les plus riches de la planète ? Une partielle autarcie pour se libérer de l’autocratie ?