Femme dansant dans l'espace

Au delà de la science, pouvoir et mystère de la Vie

Au-delà de la confiance en soi,
Qui parfois provoque tant d’émoi
N’est-ce pas le détachement du soi,
Qui peut révéler mon vrai moi ?

Faut-il vraiment se dévoyer aux parjures,
Compromissions, mensonges immatures,
Et perdre tout sens de la juste mesure
Pour s’interroger sur sa véritable nature ?

N’est-ce pas temps face à mes incapacités
De faire preuve de la plus grande humilité ?
Qui suis-réellement dans cette immensité ?
Est-ce que je perçois l’ultime réalité ?

Suis-je dans une respectueuse honnêteté
En affirmant détenir une unique vérité ?
Celle qui justifie mes intérêts personnels
Au détriment du bien, du lien universel ?

Pourtant l’aveu déguisé d’impotence,
Corolaire légitime d’incompétence
Conséquence de réelle ignorance
Se fait méfiance et non confiance.

Que dans l’instant ma présence,
Se révèle illimitée conscience
Et me préserve de cette arrogance
Qui par l’égo se proclame science.

Pardonne-moi de m’être égaré,
D’avoir à ce point douté
Qu’il n’est d’autre liberté
Que de la vie se féliciter.

Qui mieux que la divine matrice
Peut-elle me protéger des malices,
De cette oligarchie et ses caprices
Pour déjouer naturellement ces vices ?

Me voilà soulagé de constater
Que le pouvoir subtil de méditer,
Par le silence apaise la gravité
Des sévices anti-souveraineté.

Que le grotesque suscite l’éveil
Que la violence impose la prudence
Que les restrictions appellent l’abondance
Car derrière l’obscur, brille le soleil.

Rien n’est supérieur à l’âme agit,
Pour abandonner sa léthargie.
Aucun cerveau humain ni ses envies
Ne peut surclasser le mystère de la Vie.

Devenons matures, respectons la nature.

 

– Thierry Alingrin

Crédit photo : Femme dansant, Ferdinand Studio, Pexels